Ain Dara : un temple Hittite avec des traces géantes des dieux

Statue de lion et trace de pied du temple hittite d’Ain Dara
Statue de lion et trace de pied du temple hittite d’Ain Dara

Le temple d’Ain Dara, situé au nord-ouest d’Alep, en Syrie, est une construction Hittite réalisée il y a environ 3300 ans, connu pour sa ressemblance avec le Temple de Salomon, décrit dans la Bible hébraïque.

 

Avec des sculptures remarquables qui représentent des lions et des sphinx, de grandes traces de pieds sont sculptées dans le sol, laissant ouvert le débat sur qui était la divinité pour qui a été dédié le lieu de culte.

 

Ain Dara, un petit village au nord-ouest d’Alep en Syrie, vante un site archéologique considérable découvert en 1995, de manière totalement fortuite.

 

Suite à la découverte d’une colossale statue en basalte d’un lion, s’ouvre la campagne de fouilles qui met définitivement au jour le merveilleux Temple d’Ain Dara.

 

D’après les études, le lieu de culte remonte à l’Age de Fer, construit autour de 1300 av. J.-C et attribué à la culture Hittite, un peuple indo-européen qui habitait la partie centrale de l’Asie Mineure au IIe millénaire av. J.-C.

 

Le Temple est devenu célèbre avant tout pour sa ressemblance avec le Temple de Salomon décrit dans la Bible (1000-900 av. J.-C).

D’après l’archéologue Ali Abu Assaf, le Temple d’Ain Dara est resté essentiellement le même entre 1300 av. J.-C. et 740 av. J.-C. ; par conséquent il est raisonnable de supposer que les constructeurs du Temple de Salomon s’en soient inspirés.

Plan des deux Temples (Temple de Salomon et Temple d’Ain Dara)
Plan des deux Temples (Temple de Salomon et Temple d’Ain Dara)

Le Temple est riche de sculptures en basalte, lesquelles représentent lions et sphinx, ces derniers sont comparables aux chérubins du Premier Temple de Jérusalem.

L’entrée du temple est précédée par une grande cour pavée avec des dalles en pierre. Le temple, une zone d’approximativement 30mètres par 20 mètres, s’élève à environ 2,5 mètres du sol, et est recouvert de blocs de basalte sculptés de formes de lions, de sphinx et d’autres créatures mythiques.

 

Un escalier monumental, flanqué d’un sphinx et de deux lions, garantissait l’accès destiné au culte. C’est l’objet de discussion de la part des archéologues : qui fut la divinité pour qui le temple a été dédié. Certains pensent qu’il fut dédié à Ishtar, la déesse de la fertilité ; d’autres qu’il fut pour Astarté la déesse titulaire du sanctuaire : d’autres encore pensent probable que le propriétaire du temple fut le dieu Baal Hadad.

 

L’autre caractéristique qui a rendu célèbre le Temple d’Ain Dara, et peut être la plus intéressante, est représentée par d’autres grandes traces de pieds sculptées dans le sol. Il n’est pas écrit si elles représentent les traces d’hommes géants ou d’une divinité.

Une paire d’empreintes se trouvent sur le sol de l’arcade, suivie ensuite par une seule empreinte. Une autre empreinte seule est visible sur le seuil de la salle principale.

 

Si on tient compte des dimensions des empreintes, on peut déduire qu’un homme avec de tels pieds pourrait mesurer quasiment 20 mètres ! Comme le rapporte Ancient Origins, clairement, il ne s’agit pas d’une empreinte laissée par une personne se promenant dans le temple, mais d’une réalisation architecturale voulue exprès par les créateurs du Temple.

 

La question est : pourquoi ?

Les chercheurs n’ont en fait pas d’idée du motif pour lequel ont été créées les empreintes, ni qui, ou quoi, elles représentent.

D’autres études ont suggéré qu’elles pouvaient être des traces destinées à attirer la présence des dieux, une sorte de représentation "ironique" de la divinité résidente.

 

Source : Antikitera.net - Ain Dara: il tempio Ittita con le orme giganti degli dei


Traduit et publié par Marion Juglin

 

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