Découverte de 42 tombes dans la nécropole de Gebel el Silsileh

Intérieur de la tombe 14
Intérieur de la tombe 14

Les archéologues de la mission archéologique suédoise, qui travaillent sur le site du Gebel el Silsileh, en Egypte, ont publié un premier compte rendu d'une nécropole remontant au Nouvel Empire.

 

Elle a été datée de la XVIIIe dynastie, mais il y a des indices selon lesquels elle fut réutilisée jusqu'à la XIXe dynastie. Contrairement à ce qui a été reporté par les autres médias, la nécropole était déjà connue, mais la nouvelle recherche a permis sa première documentation complète.

Localisation du site de Gebel el Silsileh, en Egypte
Localisation du site de Gebel el Silsileh, en Egypte

La mission archéologique, menée par Maria Nilsson et John Ward, a jusqu'à présent documenté plus de 40 tombes et un petit sanctuaire. Beaucoup de ces tombes ont souffert d'une forte érosion et de délabrement extrême à cause de l'eau souterraine montante et de son contenu en sel hautement destructif. En tâchant de comprendre comment sauver au mieux les monuments, l'équipe a commencé un nettoyage complet d'une petite sélection de tombes, un travail qu'elle continuera dans les prochaines saisons.

 

Les tombes se composent d'une ou deux chambres coupées dans la roche et non décorées, avec une ou plusieurs cryptes taillées dans le sol rocheux, dont quelques-unes avec encore les restes de leurs couvercles originaux. L'entrée des tombes sont des ouvertures carrées qui se seraient fermées avec une grille.

 

Les tombes sont généralement accessibles grâce à une série de marches qui descendent dans une chambre grossièrement taillée dans la roche. À cause du manque de décorations intérieures et extérieures, l'identité des personnes enterrées reste pour le moment inconnue.

L'archéologie et la stratigraphie des tombes suggèrent qu'elles furent pillées déjà dans l'antiquité, et encore pendant le XIXe siècle, en plus d'être frappées par des inondations annuelles et des tempêtes de sable.

 

Le résultat : des couches contenant tout d'abord céramiques, os, quelques perles et le limon du Nil, mêlés à des restes d'animaux parmi lesquels des écailles de crocodile. Une composition semblable d'objets archéologiques a été documentée en dehors des tombes.

 

Le matériel céramique, étudié par l'experte Sarah Doherty, a été identifié comme céramique funéraire typique du Nouvel Empire. Des récipients pour la conservation ont été retrouvés, ainsi que des cruches pour la bière et une sélection de vases votifs. Une première analyse des os, effectuée par le docteur Salima Ikram, suggère qu'hommes, femmes et enfants de tous âges ont été enterrés. Et surtout, ceci indique une occupation plus permanente qu'on ne le pensait à Gebel el Silsileh.

Parmi les découvertes les plus importantes il y a une bague avec un sceau qui porte le cartouche du pharaon Thoutmôsis III "Men-kheper-roi", et un scarabée qui porte aussi le nom du pharaon. Sur le revers du sceau il y a un texte encore en phase d'étude.

Les fragments récupérés indiquent que les cercueils étaient décorés. Ceci, avec les restes de bandes des momies, perles et amulettes variées, suggèrent la sépulture d'un individu de statut élevé.

 

Le sanctuaire retrouvé se trouve sur la rive du Nil. Il se compose de deux chambres ouvertes tournées vers le fleuve, lesquelles conservent encore des traits architecturaux partiels, y compris des murs décorés et une entrée intérieure surmontée d'un disque solaire ailé.

John Ward et Salima Ikram
John Ward et Salima Ikram

Traduit et publié par Marion Juglin

 

 

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